Dans la perspective de son 50e anniversaire, Syntec Numérique lançait le mois dernier une grande consultation auprès des Français intitulée « Raconte-moi le futur ». Son objectif ? Recueillir leurs opinions vis-à-vis du futur et de la place du numérique dans la société. Plus de 6 500 répondants1 se sont prêtés au jeu du questionnaire : si leurs réponses révèlent une certaine maturité quant à l’usage du numérique dans leur vie, elles dressent aussi les trois grands défis qui devront être relevés pour remporter l’adhésion de tous !

 

 

Les tendances clés à retenir

 

·         #Environnement : les technologies doivent servir les enjeux liés à l’écologie

–       37% considèrent que le numérique doit servir en priorité cette grande cause, devant la santé (26%) et l’enseignement (20%)

–       Un véritable défi car, pour l’heure, les répondants sont partagés : 48% estiment que le développement des technologies numériques est plutôt un espoir pour l’environnement mais 52% pensent au contraire qu’il s’agit plutôt d’un danger

 

·         #Sens : l’humain doit rester le maître du jeu…

–       54% préfèreraient prendre un avion avec un pilote plutôt que sans, même s’il a statistiquement plus de chances de s’écraser

–       Seulement un tiers du panel se dit prêt à consulter une application proposant des diagnostics basés sur des millions de cas recensés, plutôt que d’appeler un médecin

 

·         #Attractivité : le défi des compétences et des métiers du numérique

–       Près des deux tiers des répondants (64%) se disent confiants pour aborder les évolutions du monde du travail auxquelles ils pourraient être confrontés du fait du numérique dans les années à venir

–       Mais une majorité (55%) se sentent plutôt seuls pour ce faire.

–       Et seulement 26% des répondants seraient prêts à s’engager avec enthousiasme dans une formation en informatique

 

 

Défi n°1 : Epouser les préoccupations environnementales des Français

 

En 50 ans, le numérique a profondément métamorphosé le quotidien des Français ; un changement perçu aujourd’hui comme majoritairement positif puisque 9 répondants sur 10 (88%) estiment que ces technologies leur simplifient la vie. 52% considèrent également qu’elles leur apportent personnellement plus de « bien que de mal ». Toutefois, quand on leur demande de juger cet apport du point de vue de l’intérêt collectif, le constat se révèle bien plus ambigu car  seuls 27% font le même calcul couts-bénéfices.

Par exemple sur l’environnement, 52% des personnes interrogées perçoivent le numérique comme un danger, or, ils sont 37% à estimer que ces technologies devraient au contraire se développer en premier lieu à son service, devant la santé (26%) et l’enseignement (20%) !

Ces préoccupations transparaissent en effet de plus en plus dans leurs usages : en matière de mobilité, 42 % ont pour priorité de se déplacer à l’avenir de façon plus écologique et 45% d’entre eux (dont 53% des moins de 30 ans) soutiennent les nouveaux modes de consommation autour du partage et de la location.

 

Défi n°2 : Garantir la protection de la vie privée et la place de l’humain

 

La gestion des données personnelles divise : 59% des répondants s’opposent à l’idée que des applications ou appareils collectent leurs données et suivent leurs activités même si c’est pour leur faciliter la vie (versus 41% pour qui ce n’est pas un problème). De façon générale, ils sont même 64% à considérer le numérique comme un danger pour le contrôle de leur propre vie.

Plus que de la méfiance, leurs réponses semblent dénoter un certain recul et une nouvelle maturité dans les usages : si les répondants estiment ne pas pouvoir se passer d’Internet (80%) ou de GPS (60%), ils sont désormais plus de 50%, toutes générations confondues, à penser pouvoir faire sans réseaux sociaux !

Une maturité des usages qui fait émerger un défi d’acceptabilité des technologies au niveau sociétal.

Ainsi, près d’un répondant sur deux (52%) s’inquiète des conséquences de la robotisation et de l’automatisation sur l’avenir de l’emploi quand 48% se réjouissent au contraire que des tâches répétitives soient progressivement prises en charge par des ordinateurs ou des robots

On le voit en creux :la place de l’humain dans les développements à venir interroge : ainsi, 54% avouent préférer prendre un avion avec un pilote plutôt que sans, même s’il a statistiquement plus de chances de s’écraser. Sur un plan médical, le constat est encore plus flagrant : 68% affirment qu’ils appelleront toujours un médecin en priorité s’ils ont un problème de santé plutôt que de consulter une application proposant des diagnostics s’appuyant sur des millions de cas.

 

Défi N°3 : Accompagner la formation et soutenir l’attractivité des métiers du numérique

 

A l’heure où l’ensemble des secteurs organisent leurs transformations numériques, les répondants se déclarent en majorité (64%) confiants pour affronter les évolutions du monde du travail auxquelles ils seront confrontés dans les années à venir.

Ils sont même 81% à juger motivant et excitant l’idée de se former tout au long de leur vie. Cela étant, une majorité d’entre eux (55%) se sentent plutôt seuls face à ces mutations qui s’annoncent.

Dans ce contexte, l’attractivité du secteur numérique en tant que tel – pourtant perçu comme l’avenir – apparaît aussi comme un véritable enjeu.  Car si 26% des répondants seraient prêt à s’engager avec enthousiasme dans une formation en informatique (ou ont déjà fait ce choix) 41% concèdent ne pas être intéressés par ce type de filière. …un chiffre encore plus important chez les femmes ! A l’heure où le secteur du numérique fait face à des difficultés de recrutement, l’éducation et la communication autour du sujet restent donc de rigueur.

 

« Si cette grande consultation publique révèle une certaine maturité des Français face au développement des technologies dans leur quotidien, elle souligne aussi la nécessité de les rassurer sur des sujets clés : l’écologie, la place de l’Homme face à la machine et l’évolution de leurs compétences professionnelles. Il s’agit de trois défis majeurs à relever pour notre secteur mais également pour les pouvoirs publics, impliquant un travail de co-construction pérenne afin de préparer un futur numérique et technologique sécurisant, dans lequel chacun se retrouve » commente Godefroy de Bentzmann, Président de Syntec Numérique. 

 

 

 

 

Pour obtenir le rapport détaillé de l’enquête, merci de contacter

Camille Ruols :

camille.ruols@wellcom.fr

01 46 34 60 60