Créteil, le 18 septembre 2018 – Si le Président de la République a conseillé ce week-end à un jeune horticulteur au chômage de se réorienter dans l’Hôtellerie-Restauration, c’est essentiellement parce-que le secteur recrute : pas moins de 125 000 postes sont à pourvoir en France selon le Groupement National des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration. Serveurs, chefs de rang ou encore réceptionnistes : ces métiers en tension rencontrent des difficultés de recrutement supérieures à la moyenne des autres métiers (49,8% vs 44,4% selon l’Enquête Besoin en Main d’œuvre 2018 de Pôle Emploi). Pourtant, le secteur qui se renouvèle est loin de l’image que les candidats s’en font encore actuellement, à la fois sur le recrutement et le marché en lui-même. Décryptage d’un secteur qui évolue (rémunération, progression hiérarchique, …) sans que cela ne se sache…

 

  • Face à cette pénurie de profils, la concurrence entre les établissements pour obtenir les meilleurs profils tend à se renforcer. La pression à la hausse sur les salaires, qui est exercée en permanence pour garantir des personnes avec de l’expérience et des compétences métiers, commence à porter ses fruits: pour exemple il y a 2 ans, un commis de salle était payé au Smic horaire brut (soit 9.88 €) alors que désormais la norme est aux alentours de 11€ brut. Soit une augmentation moyenne de +11% sur ces postes.

 

  • Un constat qui se retrouve aussi sur le recrutement de postes plus qualifiés (directeur de salle / de restaurant / d’hôtels) et qui là aussi souligne un fort décalage entre l’offre et la demande. De plus, au-delà de la rémunération, ce sont des fonctions qui permettent de progresser rapidement, aussi bien en termes de management que de responsabilités. L’ascension professionnelle est bien réelle : des plongeurs deviennent chef de rang, des réceptionnistes qui évoluent au bout de quelques années vers des postes de responsables d’hébergement, … Autant de cas de figures rencontrés fréquemment !

 

  • Enfin, les établissements en eux-mêmes tendent à se réinventer avec un engouement de la part de nouvelles générations  qui tentent d’insuffler un esprit « start-up' ». Ce qui impacte assez directement les conditions de travail : management horizontal, tutoiement généralisé, ambiance globale plus décontractée…  En effet, le bien-être au travail devient aujourd’hui un véritable levier de recrutement dans cet univers pénurique.

 

Alors, face à un secteur qui évolue mais qui manque encore souvent d’agilité, les nouvelles solutions de recrutement digitales (applications, jobboards,…) et notamment dans l’intérim, peuvent-elles représenter un levier stratégique pour faciliter le recrutement et encourager les candidats à postuler aux offres ?

 


 

Vincent Rech, co-fondateur et PDG de Staffmatch, se tient à votre disposition pour vous apporter un éclairage/analyse sur ce sujet

 

Diplômé de l’ESCP Europe en 2011, Vincent Rech, 31 ans, a débuté sa carrière chez Morgan Stanley à Londres, en structuration et trading. Une fonction qu’il occupera pendant 3 ans, avant de reprendre, en 2014,  la société familiale spécialisée dans l’hôtellerie à Paris. Face au manque d’agilité des agences d’intérim auxquelles il a recours, cette expérience dans l’hôtellerie le mènera directement à la création de Staffmatch en 2015 aux côtés de deux amis d’enfance, Brice Cournut et Ludovic Barreca. Staffmatch est la première entreprise d’intérim nouvelle génération et allie le digital et le contact humain pour proposer une gestion simplifiée et facilitée de l’intérim tant pour les entreprises que pour les intérimaires.