Les femmes actives ayant des enfants voient fortement baisser leurs perspectives professionnelles

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2011 sera marquée par un ralentissement de l’emploi pour les mères de famille et verra de vieux préjugés refaire surface

Alors que les perspectives d’emploi tendent à s’améliorer dans le contexte économique global plus dynamique de 2011, ces résultats revêtent une connotation particulièrement préoccupante pour les femmes.

Peu de recrutements prévus pour les mères actives

Si l’on tient compte des perspectives générales d’emploi, selon lesquelles 45 % des entreprises mondiales envisagent d’embaucher en 2011, l’étude Regus montre a contrario que les intentions d’employer des mères actives tombent considérablement en dessous de ce niveau.

En France, où 34% des entreprises envisagent de recruter, cette tendance est très marquée puisque seules 25% des entreprises déclarent souhaiter engager davantage de mères de famille contre 33% il y a un an.



Les réticences des entreprises vis-à-vis des femmes ayant des enfants

Une minorité d’employeurs craint encore que les mères qui travaillent :

–          soient moins impliquées et moins flexibles que les autres employés (37 %),

–         qu’elles quittent leur poste peu après leur période de formation pour un nouveau congé maternité (33 %)

–         ou que leurs compétences soient dépassées (24 %).

Les employeurs français craignent un défaut de flexibilité des mères qui travaillent (41 %) mais s’inquiètent moins du risque existant d’un nouveau congé maternité (29 %).

Le paradoxe des entreprises

Fait surprenant, malgré les chiffres liés aux prévisions d’embauche des femmes, une majorité des entreprises apprécie cependant les mères qui reprennent le travail :

–         72 % d’entre elles déclarent que les entreprises qui ignorent les mères revenant à temps partiel passent à côté d’une composante importante et précieuse de leur personnel.

–         En outre, 56 % des entreprises accordent une importance particulière aux mères actives proposant des compétences rares sur le marché actuel.

–         57 % d’entre elles apprécient les mères reprenant le travail car elles offrent leur expérience et leurs compétences sans pour autant demander des salaires élevés.

En France, les opinions favorables à l’égard des mères qui reprennent le travail sont plus élevées que la moyenne, avec 74 % des entreprises déclarant que le fait de les ignorer équivaut à exclure des employés aux compétences recherchées.

Pour Olivier de LAVALETTE, Directeur Général Europe du Sud de Regus : « Il n’est pas étonnant de constater que de vieux préjugés refont surface dans un contexte d’austérité économique. Si la grande majorité des entreprises s’accorde à dire que l’exclusion des mères équivaut à renoncer à un personnel précieux et compétent, certaines appréhensions demeurent, notamment au sujet des contraintes familiales qui pourraient empêcher les femmes actives de s’impliquer sans réserve dans leur travail. A l’heure où le monde du travail évolue, il est reconnu que les entreprises capables d’intégrer ces précieuses ressources ont une meilleure chance de réussite. En outre, les pouvoirs publics français sont directement impliqués dans la question et envisagent de faire voter une loi imposant un quota de 40 % de femmes dans les conseils d’administration d’ici six ans. Reconnaître que les besoins des mères actives n’ont rien d’exceptionnels et les étendre à l’ensemble des employés permettra aux entreprises d’être gagnantes non seulement du point de vue de la productivité mais aussi en termes de réduction des frais généraux, sans oublier l’impact positif sur la motivation du personnel. »

*Disponible sur demande.

Méthodologie

Plus de 10 000 professionnels de la base de données mondiale de contacts de Regus ont été interrogés au cours des mois d’août et septembre 2010. La base de données mondiale de contacts de Regus, qui rassemble plus d’un million de professionnels à l’échelle internationale, est particulièrement représentative des cadres supérieurs et chefs d’entreprise du monde entier. Les participants ont été interrogés sur leur intention d’embaucher des mères actives et le rôle de ces dernières dans le monde professionnel. L’étude a été menée et gérée par l’organisme indépendant MarketingUK.