• Les Hauts-de-France se situent dans le bas du classement des salaires des personnels de santé,
  • Les aides-soignants y perçoivent un salaire de 1 712€ bruts, en progression de 1%,
  • Le salaire des infirmiers reste stable à 2 256€. La région offre ainsi la 4ème rémunération la plus basse de France sur ce métier.

Selon les résultats du baromètre Appel Médical des salaires de la santé, les infirmiers et personnels de santé qui ont fait le choix de s’installer dans les Hauts-de- France ne sont pas guidés par l’appât du gain. En 2018, c’est même sur ce territoire que les aides-soignants ont perçu le salaire moyen le plus bas de France, 1 712 euros bruts mensuels (contre 1769 euros au niveau national). Les infirmiers diplômés d’Etat voient leur salaire se stabiliser (-0.1% à 2 256 euros bruts mensuels). Mais c’est également dans les Hauts-de-France que les infirmiers anesthésistes sont le moins bien payés, mais à 3 801 euros bruts, leur fiche de paie évolue tout de même de 6.5% sur un an. Avec une évolution de salaire de 5.4%, les infirmiers de bloc opératoire se positionnent à la dixième place du palmarès des rémunérations en France sur leur spécialité (3 247 euros en Hauts-de-France contre 3 364 euros au niveau national).

 

« Cette année encore, la pénurie de compétences dans le secteur hospitalier et du soin se fait ressentir dans les Hauts-de-France comme dans le reste du pays. Elle résulte d’une crise des vocations qui subsiste depuis quelques années, liée à des salaires considérés comme trop faibles et des conditions de travail jugées trop souvent difficiles. Dans ce contexte, les hôpitaux et les établissements de soin sont parfois contraints de libérer les cordons de la bourse pour pouvoir s’attacher les compétences dont ils ont besoin. Cette situation pose néanmoins la question de la continuité de l’offre de soin. Il est urgent de revaloriser les métiers de la santé en proposant, au-delà des seuls niveaux de salaires, de véritables parcours de carrière. Pour que le secteur hospitalier et du soin puisse attirer les meilleurs potentiels. », analyse Christophe Bougeard, Directeur Général d’Appel Médical.

 

 

Les évolutions de salaire en Hauts-de-France, dans le détail

 

Les infirmiers diplômés d’Etat (IDE)

En 2018 en Hauts-de-France, les infirmiers diplômés d’Etat ont gagné en moyenne 2 256 euros bruts par mois, un salaire quasi stable sur une année. Dans cette région, les infirmiers diplômés d’Etat ont un salaire inférieur de 1,4 % à la moyenne nationale (2 289 euros au niveau national).

Départements Salaire aides-soignants 2018 Evolution 2017>2018
Aisne 1 812 € +1.0 %
Nord 1 733 € +2.3 %
Oise 1 768 € +0.8 %
Pas-de-Calais 1 635 € -0.2%
Somme 1 655 € +1.2 %

 

Dans les Hauts-de-France, les établissements de soin connaissent des difficultés importantes pour recruter des infirmiers. Les profils manquent dans la région, mais cette tension forte sur le marché de l’emploi n’impacte pourtant pas leur fiche de paie. C’est dans le département du Nord que l’évolution de salaire des infirmiers diplômés d’Etat est la plus dynamique, affichant une croissance de 2,9% sur un an, à 2 283 euros bruts. Si la croissance est plus modérée dans l’Aisne, avec 1,8% de variation annuelle, le département offre le salaire moyen le plus élevé de la région : 2 363 euros bruts mensuels.

 

Les aides-soignants

En 2018 en Hauts-de-France, les aides-soignants ont gagné en moyenne 1 712 euros bruts par mois, en hausse de seulement 1%. La région affiche un salaire moyen inférieur de 3,2% à la moyenne nationale (1 769 euros bruts mensuels). Le département de Hauts-de-France se positionne ainsi au dernier rang du palmarès national des rémunérations sur la fonction.

Départements Salaire aides-soignants 2018 Evolution 2017>2018
Aisne 1 812 € +1.0 %
Nord 1 733 € +2.3 %
Oise 1 768 € +0.8 %
Pas-de-Calais 1 635 € -0.2%
Somme 1 655 € +1.2 %

 

Rouage indispensable du bon fonctionnement des hôpitaux et des établissements de soin, les aides-soignants bénéficient d’une progression salariale légèrement plus dynamique que leurs confrères infirmiers, en Hauts-de-France. Si la pénurie de profils est réelle sur ce métier, elle a du mal à se répercuter sur la fiche de paie. Dans ce contexte, le département du Nord affiche l’évolution de salaire la plus forte de la région : +2.3% à 1 733 euros bruts. Le département de l’Aisne affiche quant à lui le niveau le plus élevé de la région : 1 812 euros bruts (+1.0% sur un an).

 

Les infirmiers de bloc opératoire (IBODE)

En 2018 dans les Hauts-de-France, les infirmiers de bloc opératoire diplômés d’Etat (IBODE) ont gagné en moyenne 3 247 euros bruts par mois, un salaire hausse de 5,4%. La région affiche ainsi un salaire moyen inférieur de 3,5 % à la moyenne nationale (3 364 euros bruts mensuels). La région Hauts-de-France se situe ainsi au dixième rang des régions offrant les plus fortes rémunérations pour la spécialité.

Dans la lignée de 2017, les infirmiers de bloc opératoire sont concernés par de vives tensions en matière de recrutement. Cette situation risque de s’aggraver avec l’entrée en vigueur, à l’été 2019, du décret du 9 février 2018. Celui-ci prévoit d’étendre le rôle des IBODE à de nouveaux actes de soin, à condition d’avoir été formés. La concurrence entre le secteur public et le privé s’accroit dans cette perspective, ce qui impacte de manière significative les salaires en Hauts-de-France.

 

Les infirmiers anesthésistes (IADE)

En 2018 en Hauts-de-France, les infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat (IADE) ont gagné en moyenne 3 801 euros bruts par mois, un salaire en hausse de 6,5%. La région affiche ainsi un salaire moyen inférieur de 4,7% à la moyenne nationale (3 988 euros bruts mensuels). La région Hauts-de-France se situe au dernier rang du classement des rémunérations sur la spécialité.

De la même manière que leurs confrères de bloc opératoire, les infirmiers anesthésistes sont très recherchés par les établissements hospitaliers. La pénurie de leur expertise est sensible sur le marché du travail et s’aggrave du fait d’une demande toujours croissante. Une situation difficile sur le front des recrutements qui se traduit significativement sur la progression de leur fiche de paie.

 

METHODOLOGIE

Le baromètre Appel Médical des salaires de la santé est une étude basée sur les salaires réels constaté, et donc non déclarative, réalisée sur les années pleines 2018 et 2017.

  • L’édition 2019 – 8ème édition – du baromètre a reposé sur l’analyse de 822 996 fiches de paie d’intérimaires Appel Médical, dont 39 894 en Hauts-de-France. La règle imposant qu’un intérimaire soit rémunéré au même niveau qu’un salarié titulaire garantit une bonne représentativité des salaires.
  • L’étude couvre les six grands secteurs du monde de la santé et les 13 métiers associés.
  • La base de traitement est le salaire brut mensuel : les congés payés (10 %), les indemnités de fin de mission (10 %) et les primes variables n’ont pas été pris en compte.
  • Par ailleurs, le baromètre ne mesure pas les avantages indirects et complémentaires à la rémunération tels l’accès à un logement, une crèche, des primes exceptionnelles de recrutement, de mobilité, etc.

 

A propos d’Appel Médical

Appel Médical, filiale du Groupe Randstad France, est le N°1 du recrutement et du travail temporaire médical, paramédical et pharmaceutique en France depuis 50 ans. Il intervient dans les secteurs hospitaliers, 3ème âge, handicap, petite enfance, métiers du médicament, santé au travail, hospitalisation et soins à domicile. Les 350 collaborateurs-trices permanent(e)s d’Appel Médical délèguent plus de 44 830 collaborateur-trices intérimaires auprès de 9 833 clients à travers son réseau de 150 agences en France.

En 2018, Appel Médical a recruté en CDI/CDD plus de 4 249 professionnel-les de santé.
En savoir plus : www.appelmedical.com I @appel_medical