Au premier semestre 2018, un salarié non-cadre dans la région Grand-Est touchait en moyenne 1 591 euros bruts mensuels, soit une rémunération en hausse de 0,7 % (+ 11 euros) par rapport au premier semestre 2017, selon le dernier baromètre Randstad. Le Grand Est affiche ainsi une augmentation des salaires nettement inférieure à la moyenne nationale. En 2018, la rémunération moyenne d’un salarié non-cadre en France a en effet progressé de 1,8 % pour un salaire de 1 607 euros bruts mensuels. Mais cette revalorisation moyenne masque de grandes disparités. Côté secteurs, dans la région, le BTP affiche le salaire moyen le plus élevé, avec 1 661 euros bruts mensuels, et affiche la plus forte revalorisation, avec une hausse de 2,3 %. Dans le Grand-Est, ce sont les employés qui remportent la palme de la plus forte hausse avec une augmentation de 1,6% en moyenne. Les professions intermédiaires perdent en revanche du pouvoir d’achat avec une diminution de 0,7% sur leur fiche de paie. Le baromètre des salaires non-cadres de Randstad est une étude objective basée sur les salaires réels issus de l’analyse de 117 357 de fiches de paie dans le Grand-Est.

 

 

Grand-Est : des augmentations inférieures à la tendance nationale

 

En 2018, le bulletin de paye des salariés non-cadres connaît un regain de dynamisme, inédit depuis 2013. Il s’établit à 1607 euros, contre 1579 euros un an plus tôt, en hausse de +1,8%. Les non-cadres bénéficient des effets de la croissance économique de 2017, de la bonne orientation de certains secteurs à l’image du BTP et de l’Industrie et de la pénurie de compétences sur le marché du travail qui pousse les entreprises à consentir à des augmentations.

La région Grand-Est est en retrait par rapport à la tendance nationale avec une hausse modérée des salaires à seulement +0,7% (1591 euros contre 1580 un an plus tôt).

Si la revalorisation de la fiche de paie dans le Grand-Est est inférieure à celle du salaire minimum, elle reste très corrélée au niveau du Smic. Ainsi, au premier semestre 2018, un salarié non-cadre dans la région percevait en moyenne une rémunération supérieure de 6,1 % au salaire minimum (1 499 euros). Cet état de fait s’explique par la forte concentration des salaires non-cadres dans le sillage du Smic.

 

L’évolution des salaires par qualification dans le Grand-Est

 

 

Dans le Grand-Est, les employés (1 577 euros bruts par mois en moyenne en hausse de 1,6%) et les ouvriers non qualifiés (1 583 euros bruts par mois en moyenne, en croissance de 1,2%) bénéficient de la revalorisation de salaire la plus importante.

La réalité est très différente pour les ouvriers qualifiés, dont la fiche de paie ne progresse pas (1591 euros, soit la même valeur qu’en 2017), mais surtout pour les professions intermédiaires, qui voient leur pouvoir d’achat reculer. Alors qu’au niveau national, leur rémunération progresse de 3,6% en moyenne, elle recule dans le Grand-Est de -0,7%, s’établissant à 1788 euros contre 1801 euros un an plus tôt.

En 2018, les salaires non-cadres restent  globalement inférieurs à la moyenne nationale, à l’exception des ouvriers non qualifiés dont la rémunération est légèrement plus élevée de 8 euros (1583 euros contre 1575 euros au niveau national).

 

L’évolution des salaires par secteur dans le Grand-Est

 

 

Dans la région, le secteur du BTP enregistre une nouvelle fois la plus forte progression de salaire, avec une rémunération moyenne de 1661 euros (+2,3% en 2018 après +1,4% en 2017). Il reste néanmoins inférieur à la moyenne nationale (1696 euros, en hausse de 1,4%).

Les salariés non-cadres de l’industrie, dont la fiche de paie a été revalorisée de seulement + 0,3%, voient leurs rémunérations se stabiliser à 1594 euros mensuels, en hausse de seulement 5 euros par rapport à 2017 (1589 euros). Cette hausse modérée, fait redescendre le salaire du secteur sous  la moyenne nationale (1612 euros, en hausse de 2,2%).

Dans le Grand-Est comme dans le reste du pays, le secteur des services est le moins rémunérateur. Le salaire moyen régional y est de 1 564 euros bruts, en hausse de 1 %. Une situation légèrement moins profitable comparée à la moyenne nationale (hausse de 1,4 % pour un salaire moyen de 1 577 euros bruts par mois).

 

Le Grand-Est par rapport aux autres régions de France

 

Méthodologie

  • Étude basée sur l’analyse de 117 357 fiches de paie de salariés intérimaires Randstad dans le Grand-Est sur les premiers semestres 2018 et 2017. L’égalité de traitement impose qu’un salarié intérimaire soit rémunéré au même niveau qu’un salarié titulaire. Cela garantit une bonne représentativité des salaires.
  • Tous les domaines sectoriels du marché de l’emploi français sont couverts à travers l’analyse de 124 métiers non-cadres.
  • Les salaires présentés sont les salaires réels des intérimaires sur la base d’un emploi à temps plein d’une durée de 35 heures hebdomadaires. La base de traitement est le salaire brut mensuel : les congés payés, les indemnités de fin de mission et les primes variables n’ont pas été pris en compte.