Mercer, leader mondial du conseil en ressources humaines, protection sociale et avantages sociaux, a analysé les régimes de retraite de 20 pays, sur la base de plus de 40 indicateurs évaluant la suffisance, la viabilité et l’intégrité des systèmes mis en place. Par rapport à l’année dernière, l’indice a évolué de façon significative – de plus de deux points – dans sept pays (cinq à la hausse et deux à la baisse). Dans la majorité des cas, ces changements reflètent les mesures prises pour améliorer le système, comme en Australie. Quant à la France, qui s’apprête à entériner une nouvelle réforme, elle voit sa note reculer légèrement, tout en progressant d’une place au classement. 

Le classement des régimes de retraite dans le monde

Le Danemark, les Pays-Bas et l’Australie occupent les trois premiers rangs du classement. Bien que sa note d’ensemble soit passée de 82.9 à 80.2, le Danemark conserve sa note « A » obtenue en 2012. Le pays doit son rang à trois caractéristiques majeures : un système de retraite bien financé avec un niveau élevé d’actifs et de contributions, des prestations adéquates et un système de retraite privé avec une réglementation développée.

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Focus sur le régime français, ses spécificités et ses enjeux pour l’avenir

 La note de la France dans le Global Pension Index de Melbourne Mercer a légèrement reculé au cours de l’année 2013 (de 54.7 en 2012 à 53.5 en 2013). L’hexagone, quatorzième l’année précédente, se place aujourd’hui au treizième rang du classement mondial en passant le Brésil. La France conserve cependant la note de « C », indiquant que son système a de bonnes caractéristiques mais qu’il comporte également des risques. Sans une remise en cause profonde, sa viabilité sur le long terme pourrait être remise en question.

Pour Charles-Antoine Roger, Leader Retraite au sein de Mercer France : « la pérennité du système de retraite généreux qu’est le système français est menacée par les tendances démographiques, et cette menace est aggravée par le faible niveau de financement du système. Les récentes réformes, y compris celle annoncée cet été par le gouvernement, n’ont pas proposé de solutions réellement durables. Un consensus politique est aujourd’hui nécessaire pour augmenter la durabilité du système, par des financements et des mesures adaptés aux enjeux démographiques  (telles que le recul de l’âge du départ en retraite, et l’augmentation du taux d’activité des seniors)». 

Etude complète en anglais disponible pour la presse

sur demande auprès de l’agence Wellcom