2ème étude annuelle Kelformation / IFOP – La formation professionnelle vue par les salariés : satisfaction générale mais implication mesurée

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Paris, le 17 octobre 2011 – Kelformation, 1er moteur de recherche de formation sur Internet, révèle pour la 2ème année consécutive les résultats de son étude sur la formation professionnelle vue par les salariés.
Cette enquête, réalisée par l’IFOP, dresse 3 principaux enseignements :

– Les salariés ayant suivi une formation sont globalement satisfaits (80%) mais restent toutefois minoritaires (43%).

– Une préférence nette se dégage en faveur de formations techniques, organisées par l’entreprise et encadrées par un formateur compétent.

– Un niveau d’information sur la formation en progression mais qui demeure faible, avec Internet en tête des outils de recherche les plus efficaces.

Nadèje Fonrojet, Directrice de Kelformation, indique : « les indicateurs de cette 2ème étude annuelle Kelformation réalisée avec l’IFOP sont encourageants mais des efforts restent à faire pour démocratiser l’accès à la formation et encourager les évolutions de carrière. Les salariés des entreprises françaises sont en attente d’informations, d’outils et de conseils pour accompagner leurs démarches ».


Des salariés heureux d’être formés… mais encore minoritaires

Le constat est clair : moins de la moitié des salariés interrogés ont suivi une formation au cours de l’année 2010 (43%), soit une proportion faible, comparable à celle mesurée il y a un an (44%). Le bilan reste cependant positif pour la plupart, 80% des salariés ayant suivi une formation en 2010 déclarent avoir pu en tirer profit. Parmi eux, 38% considèrent  que  suivre une formation leur a permis d’être plus performants dans leur poste tandis que 28% valorisent l’acquisition de savoir-faire autres que ceux utilisés dans leur cadre professionnel.

En dépit d’une vision concluante des formations professionnelles et des bénéfices qui en découlent, seul 1/3 des salariés interrogés (34%) se déclare prêt à auto-financer une formation. Si cette proportion est identique à celle mesurée l’année dernière, la part de salariés déclarant être « tout à fait disposés » à financer leur formation diminue (2%, -4 points), sauf pour les cadres qui sont plus enclins à financer leur formation.

Les projets de formation pour 2011 s’inscrivent dans le même schéma que celui observé en 2010, avec une priorité donnée aux formations organisées au sein de l’entreprise (51%). Les autres types de formation apparaissent toujours minoritaires avec 1 salarié sur 4 désirant faire valoir son Droit Individuel à la Formation (DIF) (26%, -7 points) et 18% souhaitant demander un bilan de compétences (nouvellement testé dans cette enquête). Le projet de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) n’intéresse quant à lui que 13% des personnes interrogées (-3 points). Seule dimension à progresser : le Congé Individuel de Formation (CIF), cité par 11% des salariés (+5 points).

Les réponses favorables de la Direction des Ressources Humaines aux demandes de formation sont encore loin d’être systématiques selon les salariés interrogés, un ressenti qui s’est accentué par rapport à l’an passé : moins d’1/4 des salariés déclare que leur DRH accepte « toujours ou souvent » leur requête (23%, -5 points). Sachant que l’octroi d’une formation par les RH augmente avec le niveau de diplôme, il n’est pas surprenant de constater que les cadres voient plus fréquemment leur demande de formation recevoir une réponse favorable que les ouvriers (39% contre 17%).

 

Une préférence en faveur des formations techniques et présentielles, encadrées par un formateur expérimenté

L’intérêt pour la formation professionnelle peut se mesurer au nombre important de répondants (78%) à la question de leur souhait en matière de formation. Malgré une grande diversité des sujets cités, l’informatique se distingue des autres avec le plus grand nombre de mentions (16%). Arrivent en seconde position, l’apprentissage et le perfectionnement d’une langue étrangère, cités par un salarié sur dix (11%).

S’agissant du format, près des 3/4 des salariés interviewés (72%) affichent leur préférence pour une formation classique, avec un formateur présent physiquement. Les formations plus innovantes, offrant un mix entre formation classique et à distance, séduisent davantage les plus jeunes salariés (29% chez les moins de 35 ans), les salariés du secteur de la construction (42%) et les plus diplômés (environ 32%).

Lorsqu’il s’agit d’évaluer leur formation, les salariés interviewés déclarent avant tout prêter attention au professionnalisme du formateur (critère ayant recueilli 34% de citations « en premier » et 66% de citations au total) et au contenu de la formation (29% de citations « en premier » et 61% de citations au total). 

 

Internet, un moyen efficace pour pallier le faible niveau d’information

Si le sentiment d’avoir un bon niveau d’information à l’égard des droits en matière de formation demeure minoritaire (42%, dont seulement 7% de « très bien informés »), il enregistre une progression de 5 points depuis juillet 2010. Outre cette évolution encourageante, la majorité (58%) des salariés interrogés s’estiment toujours mal informés, dont 15% « très mal informés ». Le sentiment d’information, identique à celui de 2010, varie fortement en fonction de l’âge (36% pour les moins de 35 ans contre 52% pour les 50 ans et plus), de leur catégorie professionnelle (54% pour les cadres contre 37% pour les ouvriers) et de la taille de leur entreprise (55% pour les personnes travaillant au sein d’une grande entreprise contre 35% pour celles travaillant dans une PME.)

La hiérarchie des moyens d’information pour trouver une formation reste stable : Internet est toujours considéré comme le meilleur moyen de recherche avec un tiers de citations (33%). Les catalogues des organismes de formation et le réseau constituent des moyens d’information dont l’importance a progressé de 4 points en un an, atteignant respectivement 27% et 18%. Les vecteurs d’information privilégiés varient selon le secteur d’activité ; ainsi, les personnes travaillant dans le secteur des services sont majoritaires (38%) à reconnaitre l’efficacité d’Internet.

 

Méthodologie

Le site Kelformation.com, 1er moteur de recherche de formation sur internet, et  l’institut de sondage IFOP, ont adressé une enquête comportant 11 questions, du 22 au 25 août 2011, à un échantillon de 801 salariés exerçant dans des entreprises de plus de 10 personnes. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (taille d’entreprise, secteur d’activité, statut) après stratification par région. Afin de disposer d’effectifs suffisants par secteur et taille de l’entreprise, l’échantillon a été raisonné, puis chaque catégorie a été ramenée à son poids réel lors du traitement informatique des résultats. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing).

Etude complète disponible pour la presse sur simple demande auprès de l’agence Wellcom.