D’après l’indice du plafond de verre de The Economist, une évaluation annuelle des pays où les femmes ont les meilleures et les pires chances d’un traitement égal au travail dans l’OCDE, le taux de participation des femmes à la vie active qui est de 63% a augmenté de seulement 3 points depuis 2005, tandis que le taux de participation des hommes est resté le même, soit à 80%. L’écart salarial entre les sexes n’a quant à lui pas bougé considérablement au cours des cinq dernières années puisque les femmes gagnent encore environ 85% du salaire des hommes.

L’indice du plafond de verre, qui combine des données sur l’enseignement supérieur, la participation au marché du travail, la rémunération, les frais de garde, les droits liés à la maternité et à la paternité, les candidatures aux écoles de commerce et la représentation dans les fonctions à haut niveau et définit un classement entre 29 pays de l’OCDE, montre que le marché du travail le plus propice pour travailler en tant que femme reste celui des pays nordiques. L’Islande mène le peloton, et ce sur la plupart des indicateurs, y compris l’enseignement supérieur, le nombre de femmes au sein des conseils d’administration et du parlement. La Turquie, le Japon et la Corée du Sud arrivent en fin de classement.

L’infographie interactive de The Economist montre que la France :

  • Se classe 6ème juste derrière la Pologne et avant le Danemark
  • Le taux de participation des femmes à la vie active est inférieur à celui des hommes de 7.9%
  • Les femmes gagnent 9,6% de moins que les hommes
  • Les femmes occupent 31,7% des postes de direction
  • Lesfemmes françaises tiennent le troisième rang dans les conseils d’administration
  • Les femmes occupent 26% des sièges au parlement

Selon l’auteur de l’indice, Roxana Willis, les données de cette année montre que  les écarts hommes-femmes persistent dans l’OCDE : « Avec le faible nombre de femmes qui gravissent les échelons, et les effets de réseaux masculins, l’indice du plafond de verre de The Economist montre que la représentation des femmes à des postes de haut niveau, et généralement bien rémunérés, est plus proche d’un tiers que de la moitié. Et bien que le pays se classe en première position, les femmes islandaises pensent qu’elles ont encore du chemin à parcourir avant d’atteindre la parité. Le 24 octobre dernier, dans un acte de protestation, de nombreuses femmes islandaises ont quitté leur lieu de travail plus tôt afin de contester l’écart de rémunération entre hommes et femmes de 14%. »

C’est la cinquième année que The Economist publie son indice du plafond de verre. Quand il a été lancé en 2013, il y avait cinq indicateurs et 26 pays ; aujourd’hui, il  prend en compte dix indicateurs, y compris la maternité et le congé paternité pour les 29 pays de l’OCDE.

Pour accéder à l’indice : http://econ.st/2mU2W58

Pour plus d’informations sur l’indice du plafond de verre ou pour échanger avec un porte-parole, contactez l’agence Wellcom, Emeline Poulolo au 01 46 34 60 60 ou par email emeline.poulolo@wellcom.fr.