TERREAL, le spécialiste des matériaux de construction en terre cuite, et l’artiste Blandine Brière présentent l’œuvre « Dessous », en partenariat avec le Relais Culturel 2angles à Flers et la Fabrique Apefim de Caen.

Inaugurée le 16 mai dernier à l’usine TERREAL de Bavent, cette création est le fruit du projet « Terre & Art », un travail collaboratif entre l’artiste plasticienne et les salariés du site. Pour la réalisation de cette œuvre unique en terre cuite, TERREAL a accueilli Blandine Brière en résidence artistique au sein de sa tuilerie de Bavent pendant 7 mois. La créatrice s’est imprégnée des lieux, entourée des collaborateurs qui ont partagé leur savoir-faire et leur passion pour l’argile. Sans oublier les clients couvreurs qui ont apporté leur expertise pour la mise en œuvre des produits.

Quand l’art contemporain s’invite en usine

TERREAL mène depuis plusieurs années une politique de mécénats directement liés à notre savoir-faire, la terre cuite, à l’Habitat et à la sauvegarde du patrimoine. Cet engagement se traduit par un soutien auprès d’association pour la sauvegarde du patrimoine et de la ruralité.

En octobre 2016, Terreal a décidé d’aller plus loin dans cette démarche et d’impliquer ses collaborateurs, en accueillant une artiste plasticienne, Blandine Brière, durant 7 mois en résidence artistique dans l’une de nos usines, la tuilerie de Bavent. L’objectif étant de valoriser les savoir-faire des hommes et des femmes TERREAL.

Une œuvre moderne inspirée d’un savoir-faire ancestral

Pour créer cette œuvre unique, Blandine Brière s’est entourée d’experts qui façonnent au quotidien l’argile, une matière première noble. Les premières semaines ont donc été consacrées à la rencontre des équipes de l’usine de Bavent ainsi que d’une entreprise de couverture pour comprendre le métier de chacun et s’inspirer de leurs gestes. L’artiste a également eu l’opportunité de découvrir le process industriel de TERREAL qui bénéfice d’une technologie de pointe pour dessiner les tuiles des toits de nos régions.

Baptisée « Dessous », l’œuvre est une sculpture prenant la forme d’une immense vague de terre cuite (6 mètres de long et 2,50 mètres de haut). Elle est composée de 850 tuiles émaillées bleues et de 1900 tuiles Grand Cru rouges.

« Dessous «, c’est aussi un objet sonore. Inspirée des sons des nombreuses machines de l’usine, Blandine Brière a composé une partition qui a ensuite été interprétée par des salariés volontaires impliqués dans le projet. Ces sons sont diffusés depuis des enceintes installées au creux de la vague.

La sculpture est exposée sur le site de Bavent et accessible aux partenaires et clients de TERREAL lors des visites de l’usine ainsi qu’au grand public à l’occasion de journées portes ouvertes.

Les ateliers, des moments d’échange et de création

Au total, une trentaine de personnes s’est impliquée dans le projet. Des ateliers ont permis aux équipes de réfléchir à l’œuvre et à ses possibilités techniques, tout en laissant cours à la créativité et à la sensibilité du groupe.

Les collaborateurs se sont investis bénévolement et avec grand enthousiasme, en dehors de leurs horaires de travail, pour la réussite de ce projet.

3 questions à Blandine Brière, artiste plasticienne

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué en découvrant les lieux ?

La première fois que je suis arrivée, j’ai été impressionnée par les lieux dès l’extérieur. On y voit des présentoirs et des enchainements de toits de l’entrée de l’usine jusqu’à la poterie. Découvrir la carrière qui jouxte l’usine a également été grandiose. Ensuite, à l’intérieur de l’usine, les sons et les images qui vous parviennent en quelques secondes sont assez magiques et je ne m’attendais pas à une robotique aussi sophistiquée.

 
Comment a débuté votre travail ?

Pendant 3 mois, au rythme d’une semaine sur deux, j’ai rencontré tous les services. Je restais une journée ou plus avec chacun. J’ai vu un maximum de personnes et j’ai beaucoup appris à leurs côtés tant sur le parcours de la matière jusqu’à la fabrication de la tuile, que sur le vocabulaire utilisé ou encore sur les liens entre les différents métiers. C’était passionnant ! Plein d’idées me venaient en tête au fur et à mesure mais mon objectif était que l’on crée, avec les salariés volontaires, une œuvre collective du début à la fin.

D’où vient l’idée de la forme de la sculpture ?

Elle s’apparente à une vague, un mouvement. À l’image de l’usine qui vit jour et nuit, en écho à l’eau que l’on retrouve partout, de la carrière née du retrait de la mer, à la préparation de la terre ou au fonctionnement des fours. Au cours des différents échanges, le vocabulaire marin a d’ailleurs été fréquemment employé, “tenir le cap” ou encore “tous dans le même bateau”. L’usine est apparue tel un cargo, avec comme élément tempétueux à maîtriser la terre, matière vivante en mutation… Au creux de cette immense vague, nous avons choisi de représenter en tuiles émaillées bleues les différentes strates de la coupe géologique Sud-Nord de la carrière de Bavent, une sorte d’arrêt sur image, l’empreinte du temps dans le sol.